5 bracelets emblématiques

Qui dit montre, dit bracelet ! Bien que les premières montres à gousset soient apparues au XVIᵉ siècle, il a fallu attendre les années 1900 pour que les montres à bracelet soient très répandues.

Aujourd’hui, le monde horloger offre un choix infini en termes de montres, de boîtiers et de bracelets en acier. La Maison Desitter vous fait voyager à travers les époques et revient sur les modèles emblématiques qui, malgré leurs nombreuses années d’existence, n’ont rien perdu de leur popularité.

Le bracelet milanais

Typique des années 1950, la maille milanaise, connue sous le nom « Mesh » pour les anglais, est née à Milan au XIXᵉ siècle. Pas toujours suffisamment souple, le bracelet milanais a été amélioré en Allemagne au début du XXᵉ siècle, avec notamment un maillage plus flexible et plus confortable au poignet. Bracelet typique et populaire, la forme cotte de maille plaît aujourd’hui pour son style vintage et orne de nombreux nouveaux modèles.

 

Le bracelet grain de riz

Apparu dans les années 1940 sur les montres Philippe Patek et Vacheron Constantin, le bracelet à mailles grain de riz, qu’il soit en or, en argent ou en métal, habille parfaitement le poignet. L’origine de ces mailles remonte au célèbre Gay Frères, atelier de fabrication de chaînes de Genève. À l’époque, considéré comme un exploit technologique en termes d’esthétique et de confort, il a aujourd’hui l’avantage d’être très polyvalent puisqu’il peut autant habiller une montre raffinée qu’un modèle plus sportif.

 

Le bracelet Oyster

Finesse, confort et sobriété. Composé de trois mailles plates, qui chutent généralement de 4 mm des anses à la boucle, ce bracelet emblématique du XXᵉ siècle fut breveté par Rolex en 1947 et proposé pour la première fois en 1948. Afin de s’adapter aux différents usages sportifs, le bracelet a évolué techniquement depuis sa création mais son design reste quant à lui intact.

 

 

La montre classique de référence La Rolex Datejust 31 en Acier Oystersteel et or jaune. Boîtier : 31 mm. Cadran : vert olive, serti de diamants. Bracelet : Jubilé. #Rolex #Datejust

Le bracelet Jubilee

Icône des années 1980 souvent associée à la GMT-Master, ce bracelet, mythique de la Maison Rolex, a été présenté pour la première fois en 1945 pour la Rolex Oyster Perpetual Datejust. Tout comme son grand frère l’Oyster, ce bracelet avait tout d’abord des maillons pliés pour ensuite utiliser des maillons pleins. Ce bracelet à cinq mailles n’a pratiquement pas changé au fil des ans, si ce n’est au niveau du métal, d’abord en or jaune, puis en version bicolore et acier. Aujourd’hui toujours très à la mode, il serait même perçu comme le bracelet en acier le plus confortable grâce à ses trois maillons centraux interdépendants.

Le bracelet Bonklip

Fonctionnel et résistant, ce bracelet constitué de boucles plates et de maillons tubulaires fit ses premières apparitions sur des montres-bracelets militaires britanniques dans les années 1950 et 1960, après la Seconde Guerre mondiale. Ce type de bracelet était fabriqué en série avec la possibilité de l’ajuster facilement à tous les poignets.

Il existe de nombreuses autres variantes de bracelets en acier très réussis. Parmi eux le bracelet en acier Royal Oak, présenté au Baselworld en 1972 , ou encore le bracelet Ladder, autre création de l’entreprise Gay Frères proposée pour la Zenith El Primero à partir de 1969.

Frédérique Constant dans le temps

L’histoire de la marque Frédérique Constant est indéniablement liée à la passion de ses fondateurs pour l’horlogerie. Depuis 1988, Peter C. Stas et Aletta Bax, son épouse, réalisent leur rêve. L’objectif premier de ces deux Néerlandais est de proposer de la haute horlogerie à prix raisonnables au plus grand nombre possible de passionnés de montres. « Comment proposer à nos clients des montres sophistiquées, à l’image de celles que nous ne pouvons pas nous offrir, à un prix plus attractif ? »

Ils donnent alors naissance à Frédérique Constant : « Frédérique » pour le nom de la grand-mère d’Aletta et « Constant » pour celui du grand-père de Peter. La première collection est présentée en 1992 et c’est en 1994 que le premier modèle de l’emblématique ligne « Heart Beat » est dévoilé au public.

Heart Beat

Frédérique Constant Heart Beat

À cette époque, Frédérique Constant distribue des modèles quartz ou bien mécaniques, principalement équipés de mouvements ETA 2890.

Afin de distinguer les modèles équipés d’un mouvement mécanique de ceux à quartz, les Stats ont l’idée de dessiner une petite ouverture sur le cadran laissant apparaître le balancier, véritable « cœur battant » de la montre.

À l’époque, ce procédé totalement inédit permet à la marque de démontrer son savoir-faire horloger et son ingéniosité. Mais Peter Stas et Aletta Bax ne pensent à déposer le brevet relatif à cette invention. L’erreur est fatale et, d’autres marques n’hésitent pas à adopter le procédé que Frédérique Constant a eu tant de mal à développer.

Un oubli qui aurait pu décourager le couple mais celui-ci – qui s’est alors installé en Suisse – continue à croire à son idée et cherche des solutions pour se distinguer.

De Heart Beat à Heart Beat Manufacture

«Le meilleur moyen était de changer de place le Heart Beat qui était alors placé à 11 heures, et de le mettre à 6 heures, se souvient Peter Stas. Mais cela nous obligeait à revoir la construction du mouvement, quasiment à l’inverser afin de mettre le balancier en bas. La nécessité de fabriquer nous-mêmes notre calibre s’est imposée alors.» Et Aletta Bax  précise : «Cette fois-ci, nous avons déposé un brevet !».

Ils travailleront alors trois longues années pour développer leur propre mouvement en s’appuyant sur l’expertise de nombreux ingénieurs et horlogers.

Le premier mouvement Heart Beat est produit en 2004 en version mécanique manuelle. Depuis, chaque année, Frédérique Constant développe sa gamme « Heart Beat Manufacture ». De nombreuses fonctionnalités sont ainsi proposées :
– Une phase de lune et une date en 2005 ;
– Un mécanisme automatique en 2006 ;
– Une version tourbillon en 2008, etc.

Perpetual calendar Tourbillon Manufacture

En 2016, le Groupe Citizen a acquis Frédérique Constant, mais la collection de Perpetual Calendar Tourbillon Manufacture continue à incarner la quête visionnaire de ses fondateurs afin de démocratiser le luxe du savoir-faire horloger suisse.

Frédérique ConstantCette montre Perpetual Calendar Tourbillon Manufacture est animée par le mouvement automatique FC-975. Entièrement réalisé au sein de la manufacture Frédérique Constant, il est équipé d’une ancre et d’une roue d’échappement en silicium, un matériau compensant les effets de la gravité lorsque le mouvement est en position verticale et résistant aux changements de température.

Le quantième perpétuel affiche à 12 heures les mois, les jours à 3 heures et les jours de la semaine à 9 heures. La superbe cage du tourbillon est visible à 6 heures, ainsi que l’aiguille des secondes qui effectue un tour complet par minute. Il prend en compte les mois à 30 et 31 jours, les 28 jours du mois de février, ainsi que le cycle des années bissextiles et l’affichage du 29 février tous les quatre ans. Le quantième perpétuel nécessitera une seule correction manuelle en 400 ans, le 1er mars 2100, en raison d’une particularité du calendrier grégorien. Les heures et les minutes se règlent au moyen de la couronne.

Les montres de la gamme Frédérique Constant Perpetual Calendar Tourbillon Manufacture représentent la précision et la complexité qui caractérisent l’horlogerie suisse de haute qualité, tout en favorisant l’innovation.

Depuis le jour de sa création, Frédérique Constant poursuit avec passion le même objectif : proposer des garde-temps à la beauté immense, classique et intemporelle pour permettre à des amateurs d’horlogerie toujours plus nombreux d’accéder à des montres entièrement conçues en Suisse.