Tout savoir sur le label Swiss Made

panerai swiss made

Regroupant toutes les références en matière de haute horlogerie, ce label garantit le meilleur choix pour un consommateur en quête d’un garde-temps de haute valeur. Aujourd’hui, la Bijouterie Desitter fait le point sur les spécificités du label Swiss Made.

swiss-made-labelC’est dans les années 1880, lorsque les horlogers suisses ont été confrontés à la concurrence américaine qu’ils décidèrent de créer leur propre certification. Depuis, partout dans le monde, les montres suisses jouissent d’une réputation hors norme. Découlant d’un savoir-faire précis et de hautes exigences, le label Swiss Made, symbole de prestige, d’innovation et de qualité, représente une valeur intrinsèque considérable.

Quels sont les critères d’une montre suisse ?

Savoir-faire, qualité irréprochable, esthétique, innovation technique… Afin de garantir les pièces, l’ordonnance du Conseil fédéral suisse du 28 août 1992 établit un cahier des charges précis listant les exigences de ce label, qui fut renforcé en 2007 par la Fédération Horlogère.

Pour être certifiée la montre doit :

  • intégrer un mouvement suisse ;
  • intégrer un mouvement emboîté en Suisse ;
  • opérer un contrôle final effectué en Suisse par le fabricant ;
  • 60% de la valeur ajoutée de la montre doit être générée en Suisse.

En plus de la montre, le mouvement est lui aussi soumis à certains critères :

  • avoir été assemblé en Suisse ;
  • avoir été contrôlé par le fabricant en Suisse ;
  • 60% minimum du coût de revient doit être généré en Suisse ;
  • être de fabrication suisse pour au moins 50 % de la valeur de toutes les pièces constitutives (sans le coût d’assemblage).

Attention ! Ce n’est pas parce qu’une montre est fabriquée et assemblée en Suisse qu’elle peut bénéficier de la certification Swiss Made. À l’inverse, bien que la loi autorise l’utilisation de pièces étrangères – généralement moins coûteuses – dans la limite des pourcentages précédemment indiqués, l’assemblage et les essais finaux doivent obligatoirement se faire en Suisse.

L’histoire de la Portugieser

L’histoire de ce modèle historique commence en 1939 lorsque deux négociants portugais font une demande particulière à la manufacture suisse : une montre-bracelet aussi précise qu’un chronomètre de marine.

Un challenge de taille à l’époque, mais la Maison IWC aura une solution « simple » : utiliser des mouvements de montres de poche savonnette de calibres 74 et 98 dans un boîtier de 43 mm.

Un style iconique


La Portugieser a un esprit qui lui appartient. Véritable modèle avant-gardiste, elle présente des chiffres arabes, une lunette d’une extrême finesse, un cadran pour petite seconde à six heures, imposant et de taille inhabituelle à l’époque de sa sortie et de délicates aiguilles feuilles.

Parmi les caractéristiques qui lui sont chères, la Portugieser présente aussi la minuterie chemin de fer qui, courante à l’époque des montres de poche, rappelle comme son nom l’indique le style industriel d’une voie ferroviaire.

La renaissance

Kurt KlausJusqu’alors fabriquée en quantité limitée, la Portugieser connaîtra en 1993 sa nouvelle heure de gloire. C’est Kurt Klaus, le célèbre créateur du calendrier perpétuel IWC, qui en sera l’élément déclencheur. Arrivé en tant qu’horloger puis devenu maître d’ingénierie et de pensée pour la Manufacture, il proposera une relance de la Portugieser – modèle qu’il affectionne particulièrement. Le garde-temps connaîtra donc sa renaissance avec une nouvelle lignée en référence au 125ème anniversaire de la Manufacture.

Celui-ci reprendra les codes de la Portugieser historique, dans un plus petit format (42 mm), en y ajoutant un fond transparent dévoilant le mouvement. Connue sous la référence 5441, cette montre, de production limitée, a su ravir le cœur des collectionneurs.

Évolutions et Complications

C’est en 1995, seulement deux ans après le lancement de la montre Édition Anniversaire qu’un nouveau mouvement voit le jour. Répondant aux plus strictes exigences horlogères, la Portugieser Répétition Minutes fait son entrée.

Au cours de cette même année la Portugieser Chrono-Rattrapante est présentée. Deux cadrans, un à midi pour le totalisateur des trente minutes du chronographe, l’autre à six heures pour la petite seconde. IWC réunit pour la première fois une Portugieser et un Chronographe dans le même boitier.

Les années 2000 seront aussi glorieuses que les précédentes pour la Manufacture qui lancera la Portugieser Automatic 2000 accompagnée du Calibre 5000, un nouveau mouvement maison  offrant une réserve de marche de sept jours et spécialement destiné à sa collection fétiche.

De nombreuses déclinaisons de la collection verront le jour toujours avec un design qui garde les mêmes proportions et finitions, composé dun cadran clair et épuré, de deux totaliseurs en retrait et dun réhaut avec une échelle graduée en quarts de seconde.

Des évolutions sur la base de ce mouvement feront aussi leurs apparitions. Parmi elles, le calendrier perpétuel en 2003, le tourbillon mystère verra le jour l’année suivante ou encore, en 2015, le calendrier annuel qui propose mois, date et jour de la semaine dans trois cadrans distincts à midi.

La Portugieser est l’une des montres les plus anciennes et les plus connues d’IWC. Elle est devenue un véritable best-seller parmi tous les modèles qui ont vu le jour à Schaffhausen. Dans la famille de montres IWC, la  Portugieser est un pur chef-d’oeuvre de Haute Horlogerie. Une véritable icône.