La fonction GMT au fil du temps

La fonction GMT au fil du temps

Basés sur la course du soleil, les fuseaux horaires parcourent le monde. À la veille du XIXe siècle, l’Amérique du Nord compte plus de soixante-dix fuseaux horaires contre une trentaine pour l’Europe.

Avec l’éclosion des chemins de fer et l’avènement de l’industrie aéronautique, les échanges entre territoires se multiplient et entraînent l’universalisation de l’heure. Cette dernière fut instaurée par la Conférence Internationale du Méridien de Washington en 1884. Initialement adopté par vingt-cinq pays, cet usage fait aujourd’hui l’objet d’une référence universelle étendue sur l’ensemble de la planète.

Greenwich Mean Time, 51° 28’ 38” N

Également appelé « méridien zéro », le méridien de Greenwich est une référence permettant le partage du globe terrestre en vingt-quatre zones d’une heure. Séparant l’Est de l’Ouest uniformément à la manière dont l’équateur sépare le Nord du Sud, ce système – plus connu sous l’acronyme GMT, pour Greenwich Mean Time – permet de définir les heures locales de l’ensemble des villes à travers le monde.

Chaque heure se mesure depuis l’observatoire de Greenwich. Ce dernier se situe en Angleterre, dans la banlieue de Londres, où passe le premier méridien de la Terre. Correspondant à la longitude zéro, ce repère favorise l’estimation des références horaires de l’activité aérienne et terrestre. Enfin, il facilite la connaissance du positionnement de tout objet ou personne dans l’espace-temps.

La fonction GMT, l’heure du monde est à votre poignet

La fonction GMT au fil du temps

En 1955, la collaboration entre Rolex et Pan Am Airways sera à l’origine de l’invention de la fonction GMT. Il s’agit de la Rolex GMT référence 6542 première génération. De nos jours, ce système habille les poignets des business men et globe-trotters en tout genre. Summum de l’horlogerie fonctionnelle, cette complication se pare d’une quatrième aiguille et d’un guichet de date.

Différente des trois autres, cette aiguille présente une tête fléchée. De plus, contrairement aux repères classiques, elle parcourt un tour de cadran en vingt-quatre heures, contre douze heures en temps normal. Enfin, cette dernière dépend de son propre réglage, généralement situé sur la deuxième position de la couronne.

Enfin, la lunette tournante, marquée de vingt-quatre graduations, soutient la technique de cette fonction qui, avec l’aiguille GMT comme point de repère, indique poétiquement l’heure d’un deuxième fuseau horaire.

La fonction flyback

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Longines-Flyback-Chrono-13-ZN

C’est en 1936, afin d’apporter une aide à la navigation aérienne que la fonction flyback, ou « retour de vol », est inventée.

Il s’agit alors de la version moderne proposée par Longines avec son célèbre calibre 13ZN. La Maison horlogère s’est inspirée de Fritz Bovet qui, en 1889, avait breveté un chronographe de poche qui présentait cette même complication. 

Présentation de la fonction flyback

L’origine du nom flyback s’explique simplement par l’effet de « retour en vol de l’aiguille ». Cette fonction horlogère, additionnelle aux chronographes ordinaires, permet de remettre le chronométrage à zéro et de recommencer un comptage, afin de procéder à une nouvelle mesure du temps, par le biais d’une seule pression.

Mise au point pour les pilotes d’avion, et particulièrement pour l’armée, cette complication permet une action simple et rapide, contraire à l’utilisation d’un chronographe standard sur lequel il convient d’effectuer l’arrêt de l’aiguille, la remise à zéro et le redémarrage de l’aiguille. 

En effet, lorsque le chronographe est en marche, une simple pression du poussoir (généralement situé à 4 heures) enclenche la remise à zéro et le lancement d’un nouveau comptage. Autrement dit, les manipulations Stop, Reset et Start se réalisent, grâce au flyback, en une 

Breguet-Type-XXseule fois et en un temps record, sans perte de concentration de la part du pilote, ce qui s’avère très efficace lors d’une mission aérienne.

Rare et onéreuse, cette complication est certifiée par l’inscription « flyback » ou « retour de vol », généralement gravée sur le cadran des garde-temps équipés de cette fonction. Nous retrouvons parmi les modèles historiques l’emblématique Breguet Type XX, conçue dans les années cinquante pour l’Aéronavale française, et ceux des Maisons Longines, Tutima et Hanhart qui mettent en avant l’histoire militaire de cette complication.